Les chemins de l’imprévisible

recueil de nouvelles

Editions Mon Village

Les chemins de l’imprévisible se composent de quinze nouvelles dont les personnages, à travers différents thèmes, doivent affronter des difficultés, parfois des épreuves, qui vont les grandir et leur faire découvrir un autre aspect de la vie qu’ils avaient jusqu’alors ignoré : enfance exploitée et rêve de musique, don et greffe d’organe, paternité manquée, amours déçues, transmission et survie par la mémoire, abandon de l’image sociale et pouvoir régénérateur de la nature, maîtrise de l’art et cécité, abus de pouvoir sur une vieille mère, inexplicables renoncements d’un antiquaire doué, inceste entre frère et sœur etc.

A travers ces personnages nous vivons des moments très intenses, de belles rencontres humaines dans un style limpide et poétique.

 

4 réflexions au sujet de « Les chemins de l’imprévisible »

  1. Pendant la lecture, les différentes histoires sont le fil conducteur, la trame qui suscite l’intérêt, le rappel « en sous-titré » discret de faits d’actualité récurrents. Les émotions deviennent vite envahissantes car le vocabulaire est riche et les phrases bien construites. Donc des émotions, des sentiments, des réflexions sur la vie, la mort, ce qui est choisi, ce qui est subi, ce qui est espéré, ce qui est évité, les renoncements, les buts, ce qu’on veut bien montrer, ce qu’on cache, etc. …
    Vos histoires sont brèves (ah oui ! ce sont des nouvelles), légères parce que « limitées » dans le temps et l’espace (178 pages), mais riches de mots et de maux.
    Votre livre se lit pour moi comme un rythme cardiaque. Des fréquences, des lignes, des pics, des descentes, des montées, bip, bip ,bip…. Les gens meurent parfois dans tes histoires mais le lecteur vit d’autant plus. Oui, l’histoire fait palpiter les cœurs, ou parfois, si elle est moralement « indigeste », elle écœure.
    Ces histoires, plus qu’elles n’invitent à parler, invitent à réfléchir, sans prétentions philosophiques ou autres ; réfléchir comme parfois après un bon film, tellement touchant et bien joué qu’on en sort tout chamboulé, sans avoir rien d’autre à ajouter.
    J’en reviens aux émotions que le livre suggère. Je garde l’image du rythme cardiaque mais il y a aussi la musique de l’écriture. C’est le pouvoir du mot bien trouvé, bien utilisé dans la phrase mais aussi le pouvoir des mots mis bout à bout et qui créent la musique d’ambiance de l’histoire. La musique du texte poétique. Sans être mystique, on peut lire un livre en recevant ses mots comme une musique, c’est un « don » de transmission que j’ai ressenti dans votre livre. Par le choix des mots, vous transmettez des sons, et plus encore, des odeurs, des frissons, de la transpiration, de la chaleur ou de la froideur.
    Je veux dire en fait que l’alignement des mots, mis bout à bout, ne suffit pas à capter l’attention du lecteur. On risque l’encéphalogramme plat ! Par contre, le bel arrangement des mots, leur densité, c’est leur rythme musical, et c’est pour moi ce qui fait vivre une histoire, outre le récit pur.

    Oui, vos mots sont beaux, même si la réalité est moins belle !
    Vous avez transmis des histoires et des idées sans colère, sans méchanceté, sans violence, ce qui permet à chaque lecteur de se faire une opinion en douceur, sans la brutalité d’une quelconque propagande. Même le « mauvais » dans l’être humain est suggéré, un peu voilé pour rester supportable à lire et limite « excusable ».
    Finalement, que me reste-t-il après votre livre ? Car il me reste quelque chose même après des semaines et plusieurs autres livres lus depuis. Il me reste un peu de mélancolie car c’est un peu le sentiment qui pour moi domine, quoique fortement concurrencé par l’espoir.
    Peut-être aussi la frustration lorsqu’une histoire était courte et que j’aurai aimé qu’elle dure quelques pages de plus.
    Votre livre est un savant mélange. Les histoires sont là mais à chaque histoire se rattache son lot de sentiments, de questionnements. Donc comme un roman ou un thriller, j’ai l’envie de connaitre la suite, c’est de la curiosité pure. C’est suivre un fil conducteur qui engendre la frustration s’il est interrompu. Puis vient l’intérêt pour la problématique que l’histoire suggère, les malaises qu’elle véhicule. On ne se repose pas, on s’interroge, on cherche des réponses, un sens à la vie. Certains sujets dérangent mais ils existent donc il faut en parler.
    Votre livre fait prendre des chemins imprévisibles, comme vos protagonistes. Cela ne veut pas dire que c’est le droit chemin mais le droit de chacun.
    Voilà, je n’ai plus rien à ajouter ou alors il faudrait que je relise votre livre.

  2. Voilà mon sentiment à la lecture de ce livre : Les histoires sont très dures, toutes, c’est très bien écrit et puissant, on ne sort pas indemne de cette traversée.

  3. J’ai acheté votre livre à la Forêt des livres l’été dernier.
    Je l’ai beaucoup aimé. L’humanisme et la sensibilité avec lesquels les sujets sont traités m’ont impressionné.

Répondre à Delphine Annuler la réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


*